Après des années de films de zombies sous Valium©, déambulants groggy à la fantastique vitesse de 50 mètres à l’heure vers leur victime,
28 jours plus tard avait un peu renouvelé le genre, avec des zombies (ou plutôt des infectés) sous anabolisants capable de courir, sauter, grimper, pourvu que la victime fleure bon l’hémoglobine fraîche.
Cette production espagnole remet le couvert, au travers d’un huis-clos dans lequel une équipe de télé filme l’intervention a priori banale de pompiers dans l’appartement d’une vieille dame. Peu de temps après leur arrivée, ils se retrouvent enfermés, l’immeuble mis sous quarantaine et le spectacle commence… Le tout est tourné caméra au poing, façon
Blair Witch Project ou le plus récent
Cloverfield. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler, ça fait peur, même si je suis plus sensible aux films d’horreur asiatiques (ou assimilés) — type
Dark Water,
The Eye,
2 Soeurs,
The Ring, etc. — qui savent vraiment faire frissoner l’échine.
Bref, un bon petit film, efficace, où l’on ressent parfaitement la sensation d’enfermement, les acteurs sont crédibles et notamment l’actrice principale (quoique un peu pénible par moments). Certains (je ne citerai pas de nom) trouvent la première partie du film un peu longuette; je pense que c’est ce qu’il faut pour mettre en confiance le spectateur avant de lui en faire baver.